Cantine : bio et local c’est idéal

mercredi 11 avril 2018
par  Bénédicte ARIES
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Améliorer la cantine avec plus de bio, c’est améliorer la santé de nos enfants. Mais bio et local c’est mieux car du coup on améliore aussi la qualité de l’air et des sols des environs et à terme celle de l’eau de l’environnement proche. Cella devrait donc être un objectif pour toutes les collectivités territoriales.

Si Région et Département s’y mettent peu à peu nous en sommes très loin pour la Commune : à Pontoise on n’envisage même plus de proposer du pain bio aux enfants !

L’équipe municipale argue de prétextes gustatifs et financiers pour ne pas intégrer cette exigence dans le cahier des charges des prestataires de ses cantines scolaires.
Et pourtant d’autres communes de l’agglomération savent le faire....

Le bio, impératif sanitaire, écologique et économique

Le bio et le local ne s’opposent pas, bien au contraire ils se complètent. Si l’agriculture biologique améliore l’environnement, la consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires.

La revue Environmental Health, a publié en octobre 2017 le recensement d’une série d’effets bénéfiques pour la santé humaine liée à la production et à la consommation de nourriture sans aucun engrais de synthèse ni produits phytosanitaires chimiques. Elle révèle un large éventail de troubles entraînés par les résidus de pesticides, à commencer par des conséquences néfastes sur le développement cognitif de l’enfant.
source le Monde http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/27/les-benefices-d-une-alimentation-bio-pour-la-sante_5206526_3244.html

Le chantier des cantines bio et locales devrait s’avérer impératif pour chaque collectivité territoriale car ensemble elles proposent un nombre considérable de repas quotidiens. Ce serait un bon levier pour influer sur l’agriculture de la région Ile de France qui est très en retard pour la production biologique : 2,5% seulement des terres agricoles franciliennes sont cultivées en bio (11.200 hectares), contre 5,7% au niveau national selon le dernier bilan de l’Agence Bio.

Les cantines scolaires.

La gestion des lycées dépend de la Région et ils bénéficient chacun d’un cuisinier compétent et motivé ainsi que son équipe par l’amélioration qualitative de ce qui est servi. Ils sont appuyés politiquement dans cette exigence par les élus écologistes à la Région. Ceux-ci ont poussé le conseil régional a voter dans ce sens en mars 2018. Mais alors que le vœu initial ciblait 50% de bio dans les cantines des lycées et des centres de formation des apprentis (CFA) en 2025, l’exécutif de droite a limité l’objectif de 50% de bio en 2024 aux seuls lycées en formulant un voeu de 100 % local sans préciser les moyens d’y aboutir. Manifestement pour la majorité LR, les lycéens sont plus précieux que les apprentis !

A Pontoise, seul le lycée Pissarro participait en octobre 2017 à la semaine de sensibilisation]
http://bioetlocalcestlideal.org/.

Les collèges dépendent eux du Département. 5 000 000 de repas sont distribués dans les collèges du Val d’Oise par an. Selon le magazine VO news de mars 2016, l’exécutif départemental considère qu’il ne serait pas possible que tous ces repas soient issus de l’agriculture biologique. A titre de sensibilisation, les 35 000 repas servis le 9 juin 2016 étaient 100% bio. La présidente LR du département Marie-Christine Cavecchi assurait à l’occasion « que chaque jour, au moins une partie des repas sur les plateaux des élèves sont d’origine biologique. Avec la formation des chefs ou l’approvisionnement local c’est un des éléments de l’effort fait au quotidien pour améliorer la qualité de vie de nos collégiens".

videole Parisien ; https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/dejeuner-entierement-bio-pour-les-collegiens-du-val-d-oise-VID0000001IvBa.html

C’est peu dire que de considérer que la ville de Pontoise est vraiment à la traîne pour le bio dans ses écoles. Et pourtant depuis bientôt trois ans la Gazette des communes souligne que la demande est particulièrement forte : 87 % des parents souhaitent du bio à la table de leurs enfants, rappelle Elisabeth Mercier, la directrice de l’Agence Bio qui organisait, en juin 2015, une rencontre nationale sur l’alimentation biologique en restauration collective.

En pratique alors ?

Les exemples locaux ne manquent pourtant pas pour inciter Pontoise à suivre le mouvement. Ainsi la commune de Saint-Prix a l’objectif d’une cantine 100 % bio d’ici 2020. Depuis le mois de janvier 2018, les trois quarts des aliments consommés par les élèves y sont bio. Alors qu’elle proposait déjà jusqu’ici des produits sains aux enfants (du pain bio et local, une soupe « faite maison » une fois par mois, un repas végétarien une fois pas trimestre…). Soulignons que ce nouveau marché de restauration scolaire favorisant le circuit court et les productions locales ne coûtera pas plus cher à la municipalité.

La commune de Cergy prend elle aussi ce virage qualitatif à l’occasion d’un changement de prestataire pour la restauration scolaire : les 6 000 repas quotidiens sont désormais préparés par la société Sogeres dont la cuisine centrale est à Osny. . La qualité des produits et leur traçabilité, la qualité gustative et l’engagement en faveur des circuits courts et bio, figuraient en tête des exigences formulées dans le cahier des charges par la ville. Seront ainsi servies des viandes exclusivement fraîches, d’origine française, à la traçabilité totale sont issues de circuits (relativement) courts, l’Ile de France n’étant plus une terre d’élevage. Pour les produits locaux essentiellement de saison : carottes, pommes, poires, pommes de terre, lentilles, ainsi que du pain bio fabriqué par un boulanger bien connu de la ville d’Eragny. Enfin pour respecter l’environnement le lait, les laitages et les fromages seront bio, locaux ou issus de filières courtes. Voilà un bon début.

La commune de Courdimanche, cliente elle aussi de la Sogeres (c’est-à-dire de la cuisine centrale à Osny), a exigé et obtenu deux produits bio par repas, et la proposition d’un menu alternatif sans viande tous les jours,.

Rien de tout cela ne semble possible à Pontoise.

Mais qui donc y fournit les cantines ?

Pontoise ensemble vous donne un indice ici.

 : https://www.ville-pontoise.fr/sites/pontoise/files/document/MENUS_CANTINES/menus_elementaires_19_mars_au_20_avril_2018.pdf


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