Le vert s’affiche beaucoup aux élections départementales 2015

lundi 16 mars 2015
par  Bénédicte ARIES
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Le vert est la couleur du printemps et de l’écologie... Par petites touches subtiles c’est un maquillage avantageux sur de nombreuses professions de foi des élections départementales.

Seul le Front national semble résister à la tentation de cette nouvelle mode. Parti de Gauche et EELV maintiennent leurs logos habituels qui intègrent le vert depuis leur fondation.

La communication socialiste verdit

Le groupe des élus socialistes au conseil général actuel s’étiquette "Val d’Oise solidaire. Et son logo, s’il en a un d’habitude, fleurit en bas des tracts socialistes, en rose et vert : rose pour le slogan, et vert pour la silhouette du Val d’Oise. C’est que les pétales verts de la rose au poing ne suffisent manifestement plus à convaincre d’une réelle priorité au développement durable.

Et il faut savourer le soutien du parti Génération Ecologie, bien connu pour la versatilité de ses alliances : un coup à gauche, un coup à droite, pour l’heure ce serait au centre... Sur le canton de Saint Ouen l’Aumône, son logo bleu et vert est sur deux professions de foi : celle du Mouvement des Progressistes (MdP) et celle du PS. Comprenne qui pourra.

La communication UMP s’y met aussi

Le logo du groupe de droite majoritaire depuis plusieurs années au conseil général l’UVO est violet. Il est sur la profession de foi de ces premières élections départementales textualisé en vert "Union pour le Val d’Oise" avec en très très petit UMP & Indépendants.

Manifestement, un peu de vert leur sied au teint...

La pratique persistante est différente

UVO et Val d’Oise solidaires ont fait la preuve ces dernières années de leur manque de volonté politique réellement écologiste. Souhaitons que ces pointes de vert ne dupent pas l’électeur. Leurs élus ont prouvé leur manque d’intérêt pour le maintien des espaces agricoles nourriciers du Val d’Oise. Sur ce département, comme sur d’autres en Ile-de-France, ils acceptent facilement nombre des grands projets inutiles (centres commerciaux, de loisir, terrains de golf...) qui sont proposés par les grands groupes commerciaux.

C’est ainsi que, sous couvert de développement commercial et économique, de gros investisseurs obtiennent le bétonnage d’espaces non constructibles ou la "désagricolisation" de terrains qui, quelques décennies plus tard, seront avantageusement revendus comme terrains à bâtir.

Pour aller plus loin : un article deReporterre qui n’a pas pris une ride depuis 2011 sur le projet de bétonnage extravagant d’Europacity.