Un nouveau règlement des activités périscolaires qui fait débat

dimanche 24 mai 2026
par  Gérard Bommenel
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Aux écoles Ludovic Piette et de l’Hermitage, l’annonce de la suppression de la garderie après l’école avec obligation pour les parents, qui ne peuvent pas prendre en charge leurs enfants à 16h30, de les confier à l’étude jusqu’à 18h obligatoirement, fait débat.

Les parents d’élèves dénoncent un projet inadapté aux besoins des familles et imposé sans concertation ni évaluation de ses conséquences.

Les Référents des Parents d’Elèves ont eu la surprise d’apprendre au cours d’une réunion d’information que la municipalité envisageait dès la rentrée de Septembre de supprimer la garderie après l’école et d’imposer l’étude obligatoire à tous enfants inscrits à cette activité périscolaire avec impossibilité pour les parents de récupérer leurs enfants entre 17 et 18h. Cela ferait l’objet d’une modification du règlement intérieur des activités périscolaires qui serait soumise au prochain conseil municipal prévu le 28 Mai prochain.

Bien que les représentants des parents aient exprimés leur profond désaccord la mairie semble vouloir passer en force. Pour justifier ce recul, la mairie évoque une expérimentation, parle d’empêcher une utilisation de la garderie « à la carte » et se cache derrière une volonté d’uniformisation. Elle prétend que cela aidera les enfants à faire leurs devoirs, ce qui fait bondir les parents concernés offensés que la mairie puisse sous-entendre être meilleure pédagogue qu’eux.
Il faut noter que cette décision unilatérale n’a jamais été annoncée, ni fait l’objet d’une concertation avec les parents, ni donné lieu à une quelconque évaluation de son impact sur la vie des parents et des enfants.

Hors l’abandon de la garderie aura de graves conséquences pour beaucoup de familles.

Il impose à tous les enfants une heure en plus d’activité scolaire, qui générera une fatigue supplémentaire que certains d’entre eux auront beaucoup de mal à supporter.
Il uniformise le soutien aux devoirs scolaires par le bas en forçant les enfants à effectuer ce travail dans une classe sous la supervision d’un encadrant qui n’a pas la disponibilité d’un parent, ni l’adaptabilité aux besoins de chaque enfant que peut offrir ce même parent.
Il contraint les parents qui pouvaient se libérer de leurs activités professionnelles avant 18h de modifier leur emploi du temps pour se caller avec les règles imposées par la municipalité. Il prive au passage ces parents d’un temps précieux de partage avec leurs enfants
Il contraindra tous les plannings des activités extra scolaires à reculer leurs horaires après 18h pour se cadrer sur ce nouvel emploi du temps qui générera une fatigue supplémentaire pour leurs participants.

Enfin, faut-il rappeler que les devoirs sont interdits dans le premier degré hormis le travail de lecture ou de recherche.

On ne voit pas très bien quels avantages tire la mairie de ce chamboulement. Vise-t-elle à se simplifier la vie en supprimant un service pourtant essentiel à beaucoup de familles, à gagner quelques postes de vacataire périscolaire difficiles à recruter et à motiver ? Cherche-t-elle à forcer les parents à prendre en charge leurs enfants dès 16h30 où à trouver une solution vers le privé qui se fera un plaisir de combler le vide qu’elle a créé moyennant finances ?

Quelles que soient ses raisons, on voit bien que les élections sont passées et que la municipalité ne craint plus de faire avaler quelques pilules amères à ses administrés.

Dans tous les cas elle n’avait pas anticipé la bronca que soulève son initiative. Un collectif de parents d’élèves de Pontoise est d’ailleurs en cours de formation pour réclamer que la municipalité ouvre une vraie concertation sur ce projet et revoit sa copie. Espérons que cela fera réfléchir Mme la Maire et la convaincre de sursoir à cette décision délétère pour les enfants et les familles.


Commentaires

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lundi 25 mai 2026 à 10h32 - par  PARIAT

Il n’existe pas de cadre législatif à ce sujet ? Autrement dit une collectivité peut faire ce qu’elle juge bon en la matiére ? Il s’agit d’une dérive grave qui invite à des traitements différentiels sur le territoire français.

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