Logement et vie de quartier : premiers éléments de réflexion

samedi 16 novembre 2019
par  Bénédicte ARIES
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Depuis dix ans Pontoise Ensemble participe aux concertations d’urbanisme et réfléchit à la question de l’habitat à Pontoise. Preuve est largement faite qu’il ne suffit pas de multiplier des logements puis de construire les écoles pour faire vivre une ville. Pour "faire ville" Il faut des espaces publics accessibles et accueillants soutenant les initiatives des personnes de tout âge qui veulent vivre ensemble et pas seulement habiter Pontoise.

Les articles de ce site analysent sous cet angle critique l’évolution urbaine de ces deux derniers mandats de la majorité municipale.

Pontoise Ensemble considère avec Thérèse Clerc que changer de regard sur la population âgée est un impératif politique et qu’il faut explorer d’autres pistes que les Ehpad et les Résidences services, dont l’habitat locatif intergénérationnel.

Malgré les difficultés de mises en œuvre l’habitat participatif est une piste intéressante pour dynamiser, encore plus quand il s’agit d’un quartier neuf. Lors d’un Lundi du développement durable la Communauté d’Agglomération déclarait soutenir volontiers les projets que lui présentent les maires dans les zac qu’elle réalise. Pontoise Ensemble avait rendu compte d’une conférence « Clés pour l’habitat participatif » qui reste d’actualité, malgré les évolutions récentes de la Loi Alur .

Pontoise est un vrai catalogue d’architecture de l’habitat, avec son centre ancien dont on lit encore le parcellaire médiéval, ses anciens faubourgs de Notre Dame et de l’Hermitage, et la conquète par les pavillons de plaisance, du quartier du Chou . Dès après la première guerre mondiale elle se développe sur le plateau des Cordeliers où l’hôpital venait de s’installer.

Quoiqu’en pensent les vieilles familles de Pontoise, c’est son inclusion dans le périmètre de la Ville Nouvelle qui lui a permis de devenir une ville moyenne moderne augmentant largement ses équipements collectifs avec la création du quartier des Louvrais, dont on vient de fêter le cinquantenaire, puis celle du grand ensemble de Marcouville livré à la fin des années 70, qui avait été primé au temps de la mode de l’urbanisme sur dalle. Finalisé dans les années 80 les deux derniers quartiers des Larris et des Maradas.ont dû attendre de trop longues années le centre de vie sociale que leur population nécessitait. L’évolution divergente de ces grands quartiers d’habitations prouve l’impact à long terme des partis pris de conception urbanistique.

Le grand projet urbain du début du XIe siècle est la Zone d’action concertée de l’ex-caserne Bossut que l’Association suit depuis son départ : de la réunion publique en 2009 exposant la maquette de plan masse, prenant position lors de l’enquête publique. Le Conseil d’Architecture d’urbanisme et de l’Environnement avait offert la possibilité de visiter les premières résidences réalisées qui se veulent novatrices.. Malgré cela on ne pouvait que constater l’an dernier que le label Nouveau quartier urbain est loin de suffire pour en faire un véritable éco-quartier.

Cette évolution urbaine accélérée est élargie à la zone de bords d’Oise et de la gare qui cumuleront plus de 500 nouveaux logements. Cette urbanisation intensive n’est manifestement pas accompagnée par les équipements indispensables à l’insertion dans la cité d’un tel apport de population.

Il est urgent qu’une équipe municipale organise la réponse à ces nouveaux besoins en concertation avec la population déjà en place.


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