Echos du CM de décembre 2018 : hommage, budget et égalité femmes-hommes

lundi 28 janvier 2019
par  pontoisensemble
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Ce conseil municipal du 20 décembre s’est ouvert par un discours d’hommage et une minute de silence dédiés à Jean-François Levesque, ex directeur de l’école de Marcouville, qui fut adjoint aux affaires scolaires sous une majorité socialiste et promoteur des Contrats locaux d’accompagnement à la scolarité.

Le budget fut longuement exposé, et comme de coutume, voté par la seule majorité. Le rapport annuel de la délégation de service public de la crèche des Larris a été communiqué, ainsi que le rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, qui a fait lui l’objet d’un débat.

Un budget 2019 typique de fin de mandature

La pratique est rituelle à chaque début de mandat : les augmentations douloureuses d’abord, les investissements calés pour aboutir avant la prochaine échéance électorale ensuite. Est-ce la raison de la hausse impressionnante du budget d’investissement de la Ville ? Il est dû pour l’essentiel au parking public à construire sous le jardin de la Ville que la Communauté d’agglomération finance de la même somme que la Ville. Au chapitre des nouveaux investissements il faut signaler la future nouvelle école du site des Lavandières, mais ne laissons pas considérer comme telle l’extension-reconstruction du site maison de quartier-crèche des Cordeliers récemment finalisée. Soulignons simplement qu’on ne dit plus « maison familiale des Cordeliers » mais Espace Cordeliers, histoire de souligner le passage en totale maîtrise municipale.

Les sommes paraissent toujours aussi impressionnantes quand un particulier regarde les chiffres du budget municipal : il est prévu un peu plus de 38 millions d’euros en 2019 pour le fonctionnement général de la Ville (37,68 millions en 2018) et 14,25 millions d’euros en investissement (13,15 millions en 2018). La comparaison avec les villes de même taille au sein de communautés d’agglomération similaires est bien plus pertinente et permet de relativiser le satisfecit auto-délivré par l’adjoint aux Finances. Grâce à ces "ratios" on constate qu’un habitant apporte toutes ressources confondues un peu moins à Pontoise que dans les villes comparables mais coûte sensiblement moins que dans les villes comparables.

On peut en conclure que cela coûte peu à une ville d’offrir peu de services et que voilà pourquoi la majorité en place peut se féliciter de sa bonne gestion.

Une DSP qui serait « plus que satisfaisante »

Le service public de la crèche des Larris a été déléguée (DSP) de 2014 à 2034, tant pour sa construction que pour sa gestion, à la société Babilou. A plusieurs reprises les élus minoritaires avaient critiqué ce choix de gestion privée, considérant que les bénéfices ne pourraient guère être faits que sur la gestion du personnel, cet établissement employant au total 21 agents.

Malgré cela, pour encourager le délégataire, la majorité municipale avait voté l’an dernier un avenant au contrat pour augmenter le bénéfice résiduel de cette DSP !. La Ville s’en félicitait à nouveau expliquant en introduction au rapport d’activité 2017 que la subvention d’exploitation que la Ville doit par contrat (524 438€) au délégataire avait été de nouveau ristournée d’un peu plus de 131 500€.

Le rapport annuel sur l’égalité Femmes Hommes

C’est la 3e année toutes les collectivités territoriales sont obligées d’analyser en différenciant les hommes et les femmes non seulement les salaires et statuts de ses personnels mais aussi les actions développées en direction du public. Le rapport 2018 de Pontoise développait un peu plus qu’auparavant les actions culturelles et sportives où certaines femmes ont été valorisées.

Constatant que, comme pour la Communauté d’agglomération, ce n’est pas dans la fonction publique territoriale que les écarts statutaires sont condamnables, Bénédicte Ariès a voulu souligner le manque d’action publique directe de la municipalité en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et plus particulièrement en ce qui concerne les violences faites aux femmes.

L’absence de réaction de la Ville devant les difficultés des lycéennes de Pissarro qui en étaient arrivés à bloquer leur établissement en novembre 17, lui paraissait d’autant plus regrettable que ce n’est pas seulement dans ce lycée « que les jeunes filles se font harceler à Pontoise" avec la complicité passive des adultes environnants. « Le harcèlement est un délit. Il est bon que tous les éducateurs et les jeunes filles apprennent que cela peut être signalé à la Police nationale. Il serait au moins aussi bon que les jeunes de sexe masculin l’entendent aussi. Ce serait une vraie action de prévention ». « Un garçon ne nait pas harceleur, on le laisse le devenir » a-t-elle conclu.

Elle a proposé que le journal municipal fasse part du soutien de la Ville à la lutte contre les violences faites aux femmes en suggérant qu’il pourrait expliquer le rôle de l’assistante sociale de l’agglomération, détachée au commissariat de police. « Elle est un vrai soutien aux plaignants dans les cas de violence familiale », sans qu’il y ait obligatoirement plainte. Le maire a convenu que le journal municipal pourrait effectivement consacrer un article à ce thème.


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