L’habitat participatif ? c’est à Courdimanche le 28 mai

mercredi 25 mai 2016
par  Bénédicte ARIES
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Dans les années 80 on appelait cela l’habitat auto-géré, c’est devenu l’habitat participatif. Alors que ces constructions de logements à l’initiative de leurs futurs habitants se montaient difficilement pour des raisons de frilosité des villes et des banques, la récente loi ALUR a amélioré le cadre législatif et financier.

Le seul projet en cours à Cergy-Pontoise "Atonix" ouvre un « café des bonnes nouvelles » à Courdimanche le samedi 28 mai à l’occasion de la journée nationale de l’habitat participatif 2016.

Des exemples locaux d’habitat participatif

L’agglomération de Cergy-Pontoise a accueilli dans les années 70 plusieurs opérations immobilières élaborées par leurs futurs habitants. Les petites et moyennes communes ont été plus accueillante que les villes historiques du Syndicat d’agglomération nouvelle. Jouy le moutier a ainsi accueilli un lotissement pavillonnaire partageant un espace collectif couvert et un petit immeuble de moins de huit à dix logements mutualisant chambre d’amis et atelier de bricolage.

Courdimanche accueille un projet d’habitat intermédiaire Atonix : mi- appartement, mi- pavillon, chaque logement prévoit son entrée et son petit jardin privé mais l’ensemble mutualise parkings, grand jardin-potager, laverie…

Un intérêt politique bien compris

La logique de la promotion privée n’aboutit qu’à une offre de logement très sectorisée : logement pour jeunes, logements pour seniors, logement pour couples à jeunes enfants, logements pour familles de même taille et de même catégorie de revenus. La forte croissance de nos villes ces 40 dernières années a prouvé les effets pervers de cette création de zones de logement et donc de population trop homogène d’âge et de ressource, demandeuse des mêmes services au même moment.

Certaines villes sont conscientes depuis longtemps de l’intérêt de ces opérations d’habitat participatif pour dynamiser un quartier ou faire revivre un bourg. Ainsi Strasbourg, Rennes, Toulouse incitent les promoteurs constructeurs à accueillir et même à susciter un groupe participatif pour concevoir des petites opérations de logements mixant finement niveau social, taille des logements et âge des habitants.

En 2010 un Réseau National des Collectivités pour l’Habitat Participatif (RNCHP ) s’est même créé. Dès 2012 il regroupait les villes d’ Angers, Bègles, Besançon, Bordeaux, Grenoble, Lille, Metz, Montpellier, Montreuil, Nanterre, Nantes, Paris, Rennes, Saint-Denis, Strasbourg, Toulouse, Vandœuvre-lès-Nancy... Les communautés urbaines et d’agglomération ont suivi (Arras, Bordeaux-métropole, Brest Métropole Océane, Grand Lyon, Toulouse Métropole, Angers Loire Métropole, Plaine Commune).

Ne désespérons pas de voir la ville de Pontoise s’intéresser enfin à ce mouvement, tant pour réhabiliter les friches de ses quartiers anciens que pour faire démarrer sur un bon pied la zone d’action concertée du plateau Saint Martin dite ZAC BOSSUT.

pour en savoir plus :
le flyer du Café des bonnes nouvelles à la MELC 64 boulevard des Chasseurs à Courdimanche (en pièce jointe) à partir de 16H30

le site du projet Atonix

Lepavillon de l’Arsenal expose jusqu’au 29 mai 2016 les projets lauréats du concours d’habitat participatif de la ville de Paris : "trois sites, douze projets"

les évolutions législatives de l’habitat participatif selon la chambre des notaires de Paris

le site des journées portes ouvertes de l’habitat participatif :

notre article rendant compte d’un débat sur l’habitat participatif en nov 2013 à Pontoise


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