Les normes de stationnement promeuvent le tout voiture en imposant un nombre de parking automobile surdimensionné.
Dans le règlement du PLU il est prévu des normes de construction de parking automobile pour les bâtiment neufs. Certaines de ces règles paraissent ne pas tenir compte de la sociologie des futurs habitants.
Elles attribuent aux résidences universitaires l’obligation de construire 1 place par logement, ramené à 0,5 place par logement s’il est situé à moins de 500 mètres d’une gare. Sachant que ces résidences comportent une majorité de très petits logements inférieurs à 30 m2 cela entraîne l’obligation de construire plus de parking qu’un immeuble d’habitation classique pour lesquels la norme est 1 place pour logement par logement jusqu’à 60m2.. Bizarrement pour les foyers d’accueil, qui hébergent de jeunes travailleurs, elles prévoient 1 place par tranche de 3 chambres. Les jeunes travailleurs auraient-ils moins de véhicules que les étudiants. Sont-ils sensés plus utiliser les déplacements doux et les transports en commun ? Voilà un choix de règle bien étonnant qui ne facilitera pas l’accueil des étudiants alors que la ville accueille l’un des principaux pôle universitaire d’âle de France et qu’elle plaide pour la création d’une nouvelle faculté de médecine associée à son hôpital.
Pour les hébergement des personnes âgées les normes imposent aussi l’obligation de construire 1 place par logement, ramené à 0,5 place par logement s’il est situé à moins de 500 mètres d’une gare alors que pour les maisons médicalisées pour personnes âgées la norme est ramenée à 1 place par tranche de 5 lits. Les résidents des hébergements pour personnes âgées ne sauraient-ils pas se passer de véhicules alors qu’ils n’y arrivent souvent que par la difficulté d’habiter seuls un logement ?
Pontoise Ensemble demande de corriger ces aberrations et limiter le nombre des places de parking automobile dans ces deux cas.
Dispositifs de production d’énergie renouvelable en zone UA
Tant que l’on en reste aux grandes déclarations de principe, le nouveau PLU est favorable aux énergies renouvelables. « L’utilisation des dispositifs de production d’énergie renouvelable est préconisée. »
Ce bel engouement est malheureusement battu en brèche lorsque l’on regarde le règlement du PLU en détail. En effet ce dernier précise pour la zone urbaine UA “Afin de préserver l’aspect du faîtage, qui est la partie la plus visible du bâtiment et limiter l’impact visuel de l’installation notamment depuis les vues lointaines ; les panneaux solaires/capteurs thermiques doivent être implantés soit au sol, soit sur un versant non visible depuis l’espace public, soit sur la totalité d’une construction annexe (garage, appentis, abri de jardin, véranda, auvent, etc).“
Cette règle par trop restrictive rend très difficile la pose de panneaux photo voltaïque notamment dans les multiples quartiers de coteaux de la ville. Pour exemple la plupart des toitures du Centre Ancien sont visibles en vue lointaine (depuis le jardin du Château ou depuis le belvédère du Jardin de la Ville) et/ou sont situées dans un rayon de 500 mètres d’un monument classé. D’autre part, les garages, appentis, abris de jardin, vérandas, ou auvents ayant une toiture bien orientée par rapport au soleil n’y sont pas nombreux et les surfaces au sol déjà très réduites doivent être préservées pour des espaces verts.
Il conviendrait donc d’amender cette règle si l’on veut vraiment aider les Pontoisiens à s’adapter à une énergie décarbonée. C’est d’autant plus facile qu’il existe des tuiles et ardoises solaires intégrables aux toitures, qui n’imposent plus au regard qu’une différence d’intensité de couleur par rapport aux couvertures traditionnelles.




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