La fusion des établissement hospitaliers du Vexin : une présentation biaisée
A noter que Mme florence Chambon, employée de l’hôpital, se voyait exclue de la délibération sous peine d’un séjour à la centrale d’Osny pour cause de conflit d’intérêt.
Cette fusion du Centre hospitalier René Dubos (CHRD), du groupe
hospitalier de Carnelle-Portes de l’Oise (GHCPO) et du groupement hospitalier
intercommunal du Vexin (GHIV) est présentée par Mme la maire comme la seule solution pour sauver l’hôpital de Pontoise car elle conditionnerait l’octroi des subventions nécessaires à sa rénovation. Elle serait sans conséquences négatives sur les emplois de soignants et les offres de soins.
Dans son intervention Gérard Bommenel rappelait que cette fusion « sans conséquence », arrivait après un long processus de casse de l’hôpital public.
« Depuis plus de vingt ans, la logique comptable a déjà forcé l’organisation de ces hôpitaux en Communauté Hospitalière de Territoire, puis en GHT (groupement hospitalier de territoire). Cela a entrainé la fermeture du site de Saint Martin du Tertre et la fermeture de lits de chirurgie, médecine, pédiatrie, néonatalité, réanimation et soins continus à Beaumont. On n’y a plus d’hôpital généraliste dans ces villes mais des parties d’un Groupement Hospitalier Nord-Ouest du Val d’Oise GHT-NOVO et les cliniques privées s’y portent d’autant mieux.
Ces opérations, calquant l’hôpital public sur le modèle du monde de l’entreprise, ont eu pour conséquence une accélération de la privatisation de notre santé où la maladie devient un produit marchand comme un autre. On peut déjà constater une médecine à double vitesse. Pour exemple : 6 à 8 mois d’attente en service public pour une opération de la cataracte, 2 à 3 mois dans le privé., Il faut aussi 6 mois d’attente pour un rendez-vous en dermatologie à l’hôpital de Pontoise mais seulement si c’est une urgence. On ne peut aller plus vite en ville qu’à condition d’accepter un dépassement d’honoraire conséquent ! »
La vraie question était donc de savoir si la majorité souhaitait soutenir un service public hospitalier de qualité ou si elle préférait abandonner la santé publique aux aléas du marché privé. Fidèle à ses convictions conservatrices, l’équipe de Mme Von Euw confirme à chaque occasion qu’elle choisit la deuxième solution tout comme le groupe de non-opposition ’Vivre à Pontoise’ de M. Seimbille
Adhésion de la Ville à la Charte d’engagement "Villes et Territoires sans perturbateurs endocriniens"
Ici aussi la majorité aurait préféré ne pas exposer cette note en public. De son propre aveu c’est suite aux recommandations alertant sur les dangers des Perturbateurs endocriniens que lui a transmise la CACP qu’elle s’engage à reculons dans cette démarche de protection de l’environnement et de la santé des Pontoisiens. En terme clair, elle n’y voit pas grand intérêt.
Et pourtant cette charte n’est qu’un engagement à minima. Sa principale mesure est l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires et biocides qui contiennent des perturbateurs endocriniens (ainsi que des substances classifiées comme cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR)) sur son territoire avec l’obligation de présenter un plan de mise en œuvre.
Le groupe PES a demandé quel serait le processus de ce plan et quelles actions associées seraient prévues dans les services de la municipalité notamment les écoles et les cantines. En réponse l’ajointe en charge de la transition écologique a égrené une longue liste des actions de la mairie dans le domaine. Elle a même argué qu’elle aurait du mal à trouver de nouvelles mesures améliorant son action. Rebondissant sur cette difficulté Gérard Bommenel a proposé que l’opposition aide la majorité à construire ce plan. L’adjointe et Mme la maire ont promis de l’envisager.
Pontoise Ensemble rappelle que ces perturbateurs hormonaux peuvent être respirés (vapeurs d’essence et de détergents), ingérés (restes de pesticides dans les aliments de culture non biologiques et transfert dans les aliments par l’emballage individuel) ou assimilés par la peau (cosmétique, traces de lessive). Ce sont là des pistes que la Ville n’a probablement pas exploré complètement.
Comme l’organisme en pleine croissance des enfants les rend particulièrement sensibles à cet empoisonnement, ce qui justifiait la demande des élus de PES, Pontoise Ensemble suggère déjà que la Ville envisage de limiter la circulation à proximité des écoles. En effet les matins d’hiver la dépose matinale par des véhicules aux moteurs encore froid produit des vapeurs d’essence et de fuel particulièrement néfastes aux poumons ce ceux qui arrivent à pied ou sont déjà dans la cour.




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