Rafraichir sa ville, un devoir de plus en plus pressant
Les collectivités territoriales qui organisent la vie quotidienne de chacun, de l’enfance au grand âge sont confrontés à ce grand défi : comment organiser les espaces publics qu’elles gèrent pour que nos cités restent vivables ? Au total, la France est restée soixante-dix jours au-dessus des normales entre le 12 juin et le 20 août. 2026 a vu sa 1re canicule en mai et a connu une 6e vague de chaleur en septembre.
Les villes peuvent appuyer leurs réflexions sur le document de l’Ademe (en pièce jointe) qui a inspiré ce dossier « lutte contre la chaleur urbaine » de Pontoise Ensemble. Nous y avons mis en valeur les possibilités de faire de l’ombre dans la ville, d’installer des fontaines réellement rafraichissantes et autres miroirs d’eau qui ne gaspillent pas l’eau potable. Nous n’avons pas pour autant occulté la nécessité de multiplier les bornes d’eau potables publiques ! Mais nous avons aussi constaté qu’il faut accepter de consommer de l’eau potable pour lutter contre la chaleur urbaine. Encore faut-il utiliser au mieux cette ressource rare.
Des brumisateurs ont été conçus pour une utilisation dans les espaces publics, places, parcs et jardins. Mats, arche, pergola, les propositions sont variées. Toutes diffusent une brume rafraîchissante, qui mouille peu ou pas, et permettent une baisse de température de plusieurs degrés ainsi qu’une amélioration de la qualité de l’air. Ces dispositifs sont mis en place dans plusieurs villes du sud de la France mais aussi à Strasbourg selon le site did-brumisation.
Quand en verra-t-on en Ile de France où on prévoit un climat aussi chaud d’ici peu ?
Rafraîchir les quartiers d’habitation sans espaces verts suffisants
Face à la canicule les habitants de quartiers d’immeubles denses sans espaces verts se permettent de « pirater » parfois les bornes de secours, faisant jaillir des geysers rafraichissants. Mais cela gaspille de grandes quantités d’eau pour un rafraichissement qui ne dure que jusqu’à l’intervention des autorités qui referment l’eau. Et pourtant prévoir un espace de brumisation rafraichissant le cœur d’un quartier dense serait particulièrement bénéfique aux jeunes enfants et aux personnes âgées, qui ne peuvent aller chercher la fraîcheur au loin.
Une société a développé une proposition pour rafraichir ces espace étouffants sans gaspillage d’eau potable. « À l’origine, le Brumisateur Kiosque ilo’O a été développé pour lutter contre le phénomène d’ouvertures sauvages des bornes à incendie, en partenariat avec la ville d’Orly et le Cluster Eau-Milieux de Choisy-le-Roi » indique le site waterconnect.
Cela semble une solution plus efficace et plus durable que le geyser des bornes à incendie, même si elle a un coût. Cependant au vu des sommes que les bailleurs sociaux consacrent avec l’accord des municipalités à la multiplication de caméras de vidéosurveillance grâce aux réductions de taxes fiscales sur les propriétés bâties (TFPB) , il semble qu’il pourrait y avoir un meilleur usage de ces sommes pour l’agrément de vie des habitants.
Pour aller plus loin :
Transformer l’espace public pour créer des îlots de fraîcheur urbains - sources : Ademe
Exemples de Brumisateurs
https://www.brumisud.com/brumisateur-pour-les-collectivites-et-espaces-publics
https://www.brumisol.com/arche-de-brumisation/
https://www.did-brumisation.fr/domaines/brumisation-des-espaces-publics/
https://bro-brumisation.fr/brumisation-urbaine/
https://waterconnect.fr/brumisateur-kiosque-iloo/






