Le site Pontoise Ensemble a été migré dans une nouvelle version de SPIP. Si vous constatez une anomalie dans son fonctionnement, merci d’envoyer un message à : gerard.bommenel@hotmail.fr .

Canicule et vie scolaire ; une piste d’action rapide

mercredi 15 juillet 2026
par  Bénédicte ARIES
popularité : 9%

Face à la répétition des canicules sur une même année scolaire, septembre 2025 puis fin mai et juin 2026 les villes se sont rendues à l’évidence : il faut agir en urgence sur chaque établissement sans attendre l’application d’un plan pluriannuel de travaux et de réaménagement des cours d’école.

On a vu apparaître les ventilateurs à Pontoise en ce début d’été mais il faut aller plus loin.. Selon des chercheuses de l’université de Savoie-Mont Blanc il faudrait analyser l’action à mener en fonction non seulement de chaque école mais aussi en priorité en fonction de chaque classe.

La revue numérique The Conversation, rend compte d’une étude en cours en physique du bâtiment de l’université Savoie-Mont Blanc. Une campagne de mesures thermiques a été menée dans 4 écoles différentes de la même agglomération pendant la canicule de juin 2026. Les chercheuses en concluent : « Avant de se demander « comment rafraîchir les écoles », ne pas oublier : « Dans cette école en particulier, quelles pièces conviennent le mieux pour être utilisées comme salles de classe ? »

Ecole sous canicule en 2025
Philippe Lopez/AFP

Le 1er constat de l’étude est en effet que toutes les salles de classe d’un même bâtiment ne chauffent de la même manière. Pontoise Ensemble en conclut qu’il faudrait dès la rentrée tenir compte des compétences thermiques de chaque salle d’une même école pour y répartir les classes, en donnant la priorité absolue au confort thermique des enfants.

Le 2e constat est celui de l’importance de l’étage. Les classes en étage sont toujours plus chaudes et se refroidissent moins la nuit que celles du rez-de-chaussée réservé le plus souvent aux salles collectives, à la bibliothèque et aux bureaux administatifs. Inverser cet ordre serait une piste d’action intéressante, probablement à aborder en conseil d’école.

Le 3e constat est celui de l’importance de l’orientation des fenêtres. Il ne s’agit donc pas d’équiper de façon identique toutes les façade au titre d’égalité ou d’esthétique architecturale.

Selon Mona Noroozi Doctorante, Génie Civil et Sciences de l’Habitat, Université Savoie Mont Blanc et Monika Woloszyn Professeure en physique du bâtiment, Université Savoie Mont Blanc qui cosignent cet article avec Nolwenn Hurel Chercheuse en physique du bâtiment au Cerema, les écoles étudiées n’ont pas été choisies au hasard : chacune est bâtie différemment, et donc encaisse et restitue différemment la chaleur.

L’école 1, construite très récemment est en béton isolé par l’extérieur, c’est aussi la seule école où une partie des fenêtres s’ouvre automatiquement la nuit. L’école 2 est en parpaing non isolé. L’école 3 est en parpaing isolé par l’extérieur, ayant fait l’objet d’une rénovation énergétique récente. Et l’école 4 est en pierre.

Pour aller plus loin : l’article dans son intégralité est à lire sur le site https://theconversation.com/ecoles-en-surchauffe-un-probleme-qui-se-joue-avant-tout-a-lechelle-des-salles-de-classe-286878


The Conversation : Ecoles en surchauffe

Commentaires

Brèves

1er décembre 2016 - Réunion publique le 14/12/2016 : aménagement du stationnement rue Pierre Butin

La mise en place d’un radar a démontré en 2014 que la limitation de vitesse à 30 km/h sur la rue (…)