C’est au départ une bonne nouvelle et une bonne décision. Le déficit de places d’accueil en crèche par rapport aux besoins conduit la majorité à créer une nouvelle crèche de 60 berceaux dans le quartier Larris-Maradas. Cependant les arguments utilisés pour le recours à une délégation de service public pour ce nouvel équipement, plutôt que la gestion municipale directe comme les autres crèches implantées dans la ville, ne nous ont pas paru convaincants.
Est-ce moins cher ? Non, car les coûts de fonctionnement demeurent aléatoires en régime de croisière.
Est-ce un meilleur service ? Non plus. C’est plutôt un facteur qui va créer des disparités des modes fonctionnement avec les personnels des crèches municipales : sur quels postes les économies seront-elles réalisées ? Quelles seront les conditions de travail du personnel recruté ?
Le délai d’instruction et de construction est-il plus court ? La réalisation de cette crèche est une promesse électorale de la majorité vieille d’au moins 10 ans.
Et le taux de remplissage serait meilleur s’il est confié au privé ! Quels seront donc les critères appliqués ? Les familles qui demandent un accès quotidien et trouvent plus facilement des nourrices agréées seront-elles prioritaires aux dépens des demandes de temps partiels qui peinent à trouver des gardes alternatives ?
Tout en connaissant le besoin récurrent de places de crèches et l’accroissement attendu de la population pontoisienne, nous estimons que confier au privé la gestion de cette nouvelle crèche est une mauvaise façon de régler la question et fait l’impasse sur une compétence reconnue de la ville en tant que service public.
Patrick Madelin, Bénédicte Ariès, Audrey Debruyne, pour le Groupe Pontoise Ensemble


